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Ce court texte fait partie d’un débat dans La Presse du 13 septembre : La Grèce en faillite? Pour lire le débat complet, cliquez ici.

La faillite de la Grèce est inévitable. Sa dette est d’une taille qui la rend insoutenable. De plus, la Grèce a beaucoup de difficultés à remplir les conditions de financement de l’Europe – au point où la zone euro travaille peut-être déjà à un plan de « faillite bien ordonnée ». Ce plan devra notamment recapitaliser les banques européennes et limiter les risques de contagion aux grands pays comme l’Italie.

Contrairement à la Grèce, l’Italie est solvable, mais fait face à une crise de confiance. Toutefois, un prêteur de dernier ressort comme le Fonds monétaire international (FMI) ou même la Chine, aurait sans doute les ressources d’acheter de la dette Italienne, ce qui éviterait ainsi une contagion majeure de la crise.

L’euro pourrait survivre à la faillite de la Grèce ou même d’un autre pays membre. Économiquement, la zone euro n’a pas d’intérêts à larguer un pays, puisque ses banques détiendraient toujours les dettes dévaluées du pays sortant. L’aspect politique est plus complexe : les Grecs voudront-ils demeurer dans l’euro malgré une dépression économique qui suivrait une faillite? Il faudra donc un plan pour aider la Grèce à rebâtir l’économie tout en demeurant dans l’euro.